[Oregon Trail] Un si long chemin #7 Le fort de Laramie

 

Journal de Gilbert McAlister 

Nous sommes arrivés au fort de Laramie un peu avant l'aube. 

Mme De Jong nous avait précédés, ce qui fait que la salle d'opération était déjà prête quand nous avons franchi les portes du fort.

 Le médecin militaire s'est immédiatement occupé de notre blessé avec l'aide du Doc, pendant qu'on nous montrait l'endroit où reprendre des forces. Mme De Jong et Miss Montaya ont préféré aller prier dans la chapelle toute la nuit. Le commandant avait galamment proposé aux dames de leur céder sa chambre qui est la plus spacieuse et la plus confortable du fort mais Mme la Baronne a préféré qu'on y couche Mr Wiles. Moi et le Doc dormirons avec les autres soldats dans leur chambrée.

En début d'après-midi, nous avons tous revêtu un habit de fête pour célébrer le 4 Juillet comme il se doit. Nous n'avons pas forcément le coeur à ça, mais le médecin nous a rassurés sur l'issue de l'opération et l'état de Mr Wiles. Si aucune infection ne se déclare au cours des prochains jours, il sera sauvé !

Mme la baronne a fait sensation quand elle est apparue dans sa robe de soirée. On a senti encore plus que d'habitude que c'était une femme du monde. Le commandant était complètement sous le charme de sa conversation et de ses manières distinguées. D'ailleurs, tous les soldats étaient aux petits soins pour elle... 

En tout cas, le chef cuistot avait fait des efforts pour nous servir un délicieux repas. Après des semaines à manger du gibier ou des boîtes de conserve, c'était le paradis !

Ensuite, Mme la baronne nous a joué un concerto et quelques chansons de folk comme Barbara Allen ou Bury Me Not on the Lone Prairie. Elle avait fait descendre son piano du chariot pour qu'on l'entrepose dans la salle de détente du fort.
Malgré mes préventions à son égard, je dois avouer que la baronne sait faire naître des moments magiques.
En début de soirée, le commandant a invité Mme De Jong a allumé la mèche pour le premier coup de canon.

Puis, un feu d'artifices a été tiré. Nous avions l'impression d'être revenu dans la civilisation. Dire que sans la blessure de Mr Wiles, nous aurions manqué cette célébration en grande pompe du jour de l'Indépendance !


Puis, la baronne a rejoint la chambre où reposait Mr Wiles. D'un commun accord, elle avait décidé avec ses deux autres compagnes de se relayer durant la nuit au chevet du blessé et d'installer près de lui leurs sacs de couchage.




Quand Miss Montoya est montée à son tour, je l'ai entendu réconforter Mme De Jong. Je sais que c'est mal mais je n'ai pas réussi à réfréner ma curiosité pour écouter à la porte entrouverte.

— Ne le prenez pas mal, madame, mais je ne pensais pas qu'entre vous et Mr Wiles, cela était aussi sérieux...
— Mais ça ne l'est pas !

— Ah bon ? Lui a pourtant l'air de croire le contraire... Sans vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas, peut-être devriez-vous le préparer à votre séparation avant que vous n'arriviez à destination ? Rejoignez-vous un fiancé à Oregon City ?
— Je suis veuve et personne ne m'attend là-bas. Et vous ?
— Hum... Moi non plus. A vrai dire, je suis partie un peu précipitamment de chez mes parents qui voulaient me marier à un homme que je méprisais. Je... Ma foi, c'est la première fois que je me confie à quelqu'un là-dessus et je ne pensais pas que ce serait vous, sans vouloir vous offenser !
— Il n'y a pas d'offense. Et puisqu'on en est aux confidences, sachez que j'aurais aimé avoir votre courage et refuser le mari que mes parents m'ont imposé. D'ailleurs, vous savez  quoi ? J'ai de l'argent, assez pour que nous puissions chercher à nous établir là-bas... Pourquoi ne pas nous associer ? Je n'ai pas du tout envie de me remarier et deux femmes ont moins à craindre qu'une femme isolée...

A ces mots, j'ai eu brusquement envie de m'incruster dans la conversation pour être invité à m'associer à elles. Mon frère est mort. Il avait décidé de partir du Missouri, à cause des fièvres qui sévissent en permanence là-bas, me faisant souvent tomber malade, pour un climat plus sain. Je suis désormais seul, sans gardien ni famille. Que vais-je devenir en Oregon ?
— Vous êtes- sûre ? demandait Miss Montoya à sa nouvelle bienfaitrice, me sortant de mes pensées moroses.
— Absolument.
Mr Wiles est resté alité durant plusieurs jours gagné par la fièvre. Mais le médecin du fort se montre rassurant. La blessure est saine et ne montre aucun signe d'infection. Nous essayons de nous rendre utiles.
Des soldats ont même entrepris de nous enseigner le tir à l'arc, à moi et Avery. Cela a l'heur de me distraire de mes craintes quant à mon avenir. Puis, le quatrième jour, Mr Wiles s'est levé. La fièvre est brusquement tombée et son appétit revenu.
Le cinquième jour, il a voulu partir en promenade avec Mme la Baronne malgré la crainte de celle-ci qu'il ne rouvre sa blessure. Têtu, notre guide a  refusé de renoncer à cette balade à cheval. Il a revêtu ses habits du dimanche, un sourire de promis aux lèvres. Ils sont partis durant plus de deux heures. Je ne sais pas ce qu'ils se sont dit mais Mr Wiles est revenu très triste de cette petite chevauchée.



— Non !
— Pourquoi ? Je ne suis pas assez bien pour vous ?
— Je vous en prie, ne gâchez pas tout... Et maintenant, rentrons, s'il vous plaît !

Le lendemain matin, nous avons repris la piste de l'Oregon.

En remerciement, Mme la Baronne a fait don de son piano aux soldats, l'un d'eux s'étant flatté d'avoir quelques notions de solfège et d'arpège... 




EN COULISSES :



En lançant mon jeu, j'ai eu la désagréable surprise de découvrir les 3 femmes portant la barbe ! 😒


Heureusement, j'ai vite retrouvé le coupable qui était un cc de blvcklifesimz...

Dès que Saartje s'est mise à jouer de la guitare, le chien s'est mis à aboyer ! Je ne sais qu'en conclure...😅

C'est plus fort que la Baronne... Son petit coeur d'artichaut bat pour les hommes en uniforme !



Saartje a du mal à faire son deuil d'Horace et lance parfois quelques piques méchantes à son entourage. Ici, Wayne en fait les frais...





... ce qui ne l'a pas empêché d'accepter un crac-crac avec Saartje dans l'eau du Lagon électrique, lui permettant de valider un de ses souhaits !


Euh... ben non en fait ! Les consoles de jeu, c'est pas censé exister au XIXème siècle... surtout avec détection !



BILAN :

♦ 1 jour de retard
♦ 1 mort par noyade : Horace McAlister
♦ Missions supplémentaires pour les 2 jours à Chestnut Ridge réussies
♦ 1 survivant à 1 blessure accidentelle par balle : Wayne Wiles




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