Journal de Gilbert McAlister
Nous avons mis plus de temps que prévu à rejoindre Fort Hall à cause du cheval boiteux de notre guide.
Quel soulagement en arrivant... même si nous avons été saisis à la vue des tentes d'Indiens dressées au pied du fort. Mr Wiles, qui a beaucoup roulé sa bosse, dit que nous n'avons rien à craindre, que ces Bannocks sont là pour le commerce. Comme nous en quelque sorte.C'est la première fois que je vois un Indien d'aussi près. Celui-là est très impressionnant avec son torse nu à la peau cuivrée, son regard perçant, son nez en bec d'aigle, ses longs cheveux et les peintures sur son visage. Encore une fois, Mr Wiles se veut rassurant en nous expliquant que ce ne sont pas des peintures de guerre, qui sont normalement noires.
Je me sens quand même plus rassuré en entrant dans la cour du fort où déambulent les soldats.
Le fort a été créé il y a 5 ans par un certain Nathaniel Jarvis Wyeth pour servir de poste de traite des fourrures et rivaliser avec la puissante Compagnie britannique de la Baie d'Hudson. Mais il a été obligé de le revendre aux Anglais il y a 2 ans. Heureusement, on y trouve autre chose que des peaux de bisons et ces satanés British nous permettent de faire affaires avec eux. On peut acheter de la farine, de la viande séchée, des chevaux si besoin.
Plus tard, à la lueur des étoiles qui brasillent dans le ciel noir, un vieux soldat a joué des airs entraînants sur son violon, attirant notre attention, même celle des Indiens. C'est un moment de gaie insouciance bienvenue. Demain nous reprenons la route vers l'Oregon, malgré les risques. Mr Wiles a tenu à nous rapporter les propos du capitaine anglais pour que nous votions en toute connaissance de cause. La piste de l'Oregon ou la piste de Californie ? Nous avons tous voté pour l'Oregon, même moi qui n'ai plus de but, mais c'est ce qu'aurait voulu mon frère...
Finalement, ce n'est ni la Snake ni les Indiens qui ont eu notre peau mais le choléra. Avery a été prise de diarrhées brutales un soir tandis que nous installions le bivouac. Le Doc l'a aussitôt isolée dans mon chariot, par crainte d'une contagion.
Il lui donne régulièrement à boire de l'eau salée et a allumé de grands feux d'herbes aromatiques autour du chariot pour en chasser les miasmes flottant dans l'air. On ne sait pas comment elle l'a attrapé. Peut-être en consommant de l'eau douce souillée ? Ou peut-être quelqu'un au fort était-il infecté ?
Ce qui ne nous a pas empêché de continuer le voyage, malgré l'inconfort des cahots secouant Avery.
Et un jour, en voulant monter à cheval, le Doc a été désarçonné !
Dans notre malheur, le Doc ne souffre que d'une fracture à la jambe droite, et il nous a donné des instructions à moi et Mr Wiles pour réduire sa fracture. J'avoue que je n'en menais pas large. Mais il nous a félicité pour notre adresse. Enfin, c'est surtout Mr Wiles qui a fait le sale boulot alors que je me contentais de tenir le Doc.
Je lui ai fabriqué deux béquilles en bois pour qu'il puisse soulager son pied blessé. Cette histoire nous a encore un peu retardé.
EN COULISSES :
La piste de l'Oregon, ça n'est pas que des moustiques qui vous piquent les fesses, des bisons qui vous chargent, des serpents qui se faufilent sournoisement dans votre sac de couchage, des rivières qui vous entraînent vers le fond... c'est aussi des moments de détente entre compagnons de voyage qui sont devenus des amis...
10 000 BOULES ?!? NAN MAIS CA VA PAS LA TÊTE ?!?
Encore heureux que Wayne est là pour détourner son attention de préoccupations bassement matérielles...
♦ 1 survivante à 1 intoxication alimentaire : Avery Stanton
♦ 1 survivante à la dysenterie : Avery Stanton
♦ 1 survivant à 1 fracture : Sebastian Davis (le Doc)
♦ 1 passage de rivière sans mort (alleluia !)




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Le british était vachement optimiste dis donc !
RépondreSupprimerAvery a le cul bordé de nouilles quand même, ça fait deux fois qu’elle survit à une mort certaine 😮