[Oregon Trail] Un si long chemin #9 La malchance s'installe

 

Journal de Gilbert McAlister

Il pleut encore quand nous nous réveillons et nous mettons en route.

Impossible de traverser la rivière. Cela fait des jours que nous en longeons le cours, en vain. Si cela continue ainsi, nous allons devoir faire un large détour et perdre plusieurs semaines. Or, nous devons à tout prix traverser les Montagnes Bleues avant l'hiver !

Mr Wiles s'est à nouveau approché de la rivière dans l'espoir de découvrir un gué.

De près, elle semble une large coulée d'encre dont on ne peut voir le fond.
— Je vais aller tâter cette satanée rivière ! nous annonce notre guide.
Mr Wiles pénètre courageusement dans la rivière tumultueuse avec son cheval pour chercher le meilleur passage. De sa main solide, Mr Wiles le force à avancer, à tâtons dans le courant, cherchant des prises pour ses pieds. Nous l'avons vu s'enfoncer puis nager, tandis que notre guide se soulève sur sa selle pour éviter d'être trop mouillé. On les voit ensuite aborder avec soulagement l'autre rive, tout ruisselants.
— C'est large et le courant est fort mais ça n'a pas l'air très profond, nous crie Mr Wiles par-dessus les flots.
Mr Wiles voulait faire passer en premier le chariot conduit par les deux femmes mais, paniqué en repensant à mon frère, j'ai fait partir mes bêtes d'un appel bref et sonore. Le courant a bouillonné très vite autour des roues de mon chariot et des jambes de mes chevaux. Mais mes deux solides Quarter Horses ont su déjouer les pièges de la rivière et m'amener sain et sauf de l'autre côté. Tout s'est également très bien passé pour le Doc. Finalement, Avery et la baronne ont préféré passer en dernier, afin d'observer la manière dont nous nous y prenions. L'eau est vite montée le long des jambes des bêtes, atteignant leur flanc et clapotant autour. Puis, leur attelage est soudain tombé dans un trou, avant de se mettre à nager, s'abandonnant au courant, le menton tendu sur la surface de l'eau. L'accident est survenu soudainement, alors que l'attelage reprenait pied près du rivage. La dangereuse dépression de fond avait été passée avec succès quand l'un des chevaux a glissé et s'est débattu pour reprendre pied. Il a aussitôt été happé par le courant, entraînant l'autre bête, se déportant loin du rivage. Puis, le chariot a buté contre une roche, l'eau s'est ruée contre lui et a soulevé ses roues, avant d'osciller et de chavirer sur le côté. Tout, ensuite, a semblé se passer au ralenti : Avery essayant de saisir la baronne mais la manquant, celle-ci tombant à l'eau, Avery montant sur le côté du chariot renversé, le corps de Mme De Jong flottant avec tous ces vêtements autour d'elle qui la tirent vers le fond, Mr Wiles lançant à l'eau son cheval pour attraper la robe rouge à portée de main, le visage de Mme De Jong et sa bouche ouverte sur un dernier cri de terreur, Avery plongeant vers sa compagne, la masse tumultueuse les engloutissant toutes les deux.
Mr Wiles est revenu trempé sur la berge, le visage défiguré par la douleur.
— Je ne comprends pas, je ne comprends pas, a-t-il répété d'un air égaré. Le poids du piano aurait dû aider les roues du chariot à adhérer bien au fond !
Le Doc et moi nous sommes regardés, gênés. Evidemment, Mr Wiles, à cause de sa blessure, n'avait rien su du don de sa maîtresse au fort Laramie...

Aussitôt, Mr Wiles et le Doc se sont élancés le long de la berge à la recherche des deux femmes. Cette scène m'en rappelle douloureusement une autre, tout en espérant qu'elle ait une autre fin...
Ils ont retrouvé Avery et la baronne en sous-vêtements sans connaissance sur la rive. Avery avait sûrement réussi à couper la robe et les jupons de Mme De Jong, l'empêchant ainsi d'être entraînée vers le fond tout en trouvant la force de nager avec elle jusqu'au rivage. 
Si Avery est revenue très vite à elle en recrachant l'eau de la rivière, il n'en a pas été de même pour Mme De Jong, qui avait la peau glacée et les lèvres bleues. Mr Wiles, conservant son sang-froid malgré la situation, a placé la jeune femme sur le ventre et l'a soulevée pour lui faire rendre l’eau qu’elle avait absorbée. En vain.

— Je connais une méthode iroquoise pour sauver des victimes de la noyade, a proposé le Doc, mais elle n'est guère conformiste.
— Dites toujours !
Vous pensez bien, que, par respect pour la pudeur de Mme la Baronne, je ne puis rien révéler sur cette pratique... la seule chose que vous saurez, c'est qu'elle a fonctionné !
J'ai laissé mon lit aux deux miraculées et Mr Wiles a absolument tenu à les veiller toute la nuit.

Quelques jours plus tard, alors que Mme la baronne fait une toilette sommaire dans un étang, Mr Wiles n'a toujours pas renoncé à sa surveillance.
— Qu'est-ce que vous avez à me regarder ? J'ai pied, je ne vais pas me noyer !
— On n'est jamais trop prudent. Vous avez failli mourir une fois à cause de ma négligence, je ne reproduirai pas deux fois la même erreur.
— Ayez au moins la courtoisie de vous retourner !
— Vous savez, je vous ai vu en corset et culottes en dentelle après votre bain forcé, alors...
— Vous êtes impossible !
Mais la baronne a rougi, assez fort pour que je le voie d'où je suis.
Après avoir échappé à la noyade...
... Avery a failli être terrassée par une vulgaire intoxication alimentaire !

Heureusement, grâce à sa solide constitution, elle a très vite été remise sur pied !

Le lendemain matin, après quelques miles de trajet, le cheval de Mr Wiles s'est mis à boiter. Notre guide n'a pas réussi à déloger le caillou de son sabot, et nous avons dû dresser le camp pour ménager l'étalon. Nous ne sommes plus très loin du fort Hall où le maréchal-ferrant pourra régler le problème. Le Doc a insisté pour qu'on continue puisque le cheval pourra être soigné là-bas mais Mr Wiles, qui est très attaché à sa bête, n'a voulu prendre aucun risque.

Nous voilà donc coincés ici pour la journée. Le Doc a voulu prononcer un sermon, vu que nous ne nous sommes pas arrêtés ce dimanche-ci pour rattraper notre retard. Un certain Felix Hoffman s'est incrusté durant la lecture des Saintes Ecritures. Nous l'avions déjà rencontré lors de notre passage dans les Grandes Plaines où il nous avait donné des informations sur le meilleur gué.
Il nous apprend qu'il se rend à Oregon City pour y prendre le poste de shérif mais décline notre invitation à se joindre à notre convoi.
Durant tout le temps de notre conversation, son regard n'a pas quitté Mme la baronne, comme s'il lui adressait un message ne pouvant être compris que d'elle seule ! 
En tout cas, elle a semblé soulagée qu'il nous laisse et reparte seul sur la route. Pour la première fois, je l'ai sentie inquiète, hésitante et... ma fois oui, secouée...
Nous sommes désormais dans l'Idaho, à proximité de Soda Springs. Nous avons parcouru environ 1030 miles et il nous en reste 725. Verrons-nous un jour la fin de cet interminable périple ?

EN COULISSES :



Ils vont tous finir joyeux dans ce convoi... 😒


Pour ton 1er souhait, faudra demander à Avery, hein ! 


En dépit de ses efforts pour se convaincre qu'elle n'est pas désespérément attirée par le rustique cowboy, Saartje a du mal à maîtriser ses hormones... 


Et là, on va me dire que ça n'est pas un moyen détourné de plaire à Wayne peut-être ?


Ah oui ? Il a suffi que Wayne te montre sa zigounette, et tu ne te sens déjà plus de joie ?!?
Personne n'y aurait jamais cru, mais ouais...


En voilà des manières...



Bah oui, on sait tous que tu ne pensais pas au tricot, hein !



Et voilà... Wayne essaie encore de chambouler les hormones de la baronne en montrant son torse musclé dégoulinant de sueur après son petit jogging du matin !


Wayne, mon garçon, tu ne pourrais pas choisir des souhaits réalisables dans une partie historique ? Genre, te fiancer à ta belle ? Lui faire un bébé ? Que sais-je encore ...?


— Tu ne voudrais pas me mettre la corde au cou ? M'enchaîner à toi par le mariage ? 

Ah... euh... tu ne pouvais pas trouver une formulation un peu plus romantique ?


Alors là, je suis choquée ! 😲





BILAN :

♦ 2 jours de retard
♦ 1 mort par noyade : Horace McAlister
♦ Missions supplémentaires pour les 2 jours à Chestnut Ridge réussies
♦ 1 survivant à 1 blessure accidentelle par balle : Wayne Wiles
♦ 1 mort par piqûre de serpent : Delilah Montaya
♦ Missions supplémentaires pour les 3 jours à Granite Falls (réussies)
♦ 2 survivantes à la noyade : Avery Stanton & Saartje De Jong
♦ 1 survivante à 1 intoxication alimentaire : Avery Stanton


Commentaires

  1. Oulàlà mais que de péripéties !!! 😱 La Baronne a eu chaud dis donc sur ce coup-là !
    Et Avery qui survit à une noyade et à une intoxication alimentaire. Elle a l'air d'être solide. Enfin, jusqu'au prochain coup de dés.
    En tout cas, je suis contente que les 2 femmes se soient un tant soi peu rapprochées.
    Je me demande si ce Félix Hoffman n'en saurait pas un peu sur le passé de la Baronne...😏

    Et sinon, côté coulisses tes sims sont vraiment déchainés ! 😁

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  2. Noogatine28/5/26 18:54

    Purée mais c’est quoi ce convoi où ça s’envoie en l’air dans tous les coins 🤣
    J’avoue que j’ai eu très peur pour la baronne. J’avais parié qu’elle survivra au voyage et je n’aime pas avoir tort 😤
    L’autre là, le futur shérif, il est louche.

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