[Oregon Trail] Un si long chemin #12 Oregon, nous voilà !

Journal de Gilbert McAlister Saartje De Jong

Le lendemain matin, juste avant de se remettre en route, Mr Wiles a un coup de blues. Il a perdu presque la moitié des gens qui lui avaient été confiés et se sent très affecté par ces pertes qui remettent en cause ses compétences en tant que guide. J'essaie de le rassurer du mieux que je peux en lui assurant qu'il a toujours ma confiance. NOTRE confiance...
Les jours passent, et nous sommes désormais en Oregon. Il nous reste  310 miles avant d'atteindre notre destination ! 
Les paysages sont d'une beauté à couper le souffle ! J'espère que l'arrière-pays d'Oregon City ressemble à ce splendide panorama...

— Vous avez vu l'Indien sur le promontoire là-bas ? hélè-je Mr Wiles de mon chariot.

— Oui, c'est un Shoshone et ça fait des heures qu'il nous suit...

— Ah bon ? Devons-nous nous en inquiéter ?

— Nous allons bientôt le savoir...

Je ne trouve pas ces derniers mots de nature à me tranquilliser et j'essaie de distinguer quelle couleur le Peau-Rouge a peinte sur son visage mais il est beaucoup trop loin.

 Une heure plus tard, le guerrier indien, monté sur un cheval robuste au pelage noir et blanc, s'avance effectivement vers nous avec une aisance remarquable. Ses longs cheveux noirs, tressés et ornés de plumes, retombent sur ses épaules. Il porte une tunique de peau de daim décorée de franges et de motifs colorés, ainsi que des jambières adaptées à la monte. Autour de son cou pendent des amulettes. Son cheval est lui aussi paré de peintures, de plumes et d'une couverture bariolée. La peinture qui recouvre son visage tanné par le soleil et le vent ne permet pas de déchiffrer son expression mais il dégage quelque chose d'incroyablement puissant et sauvage. Je suis rassurée en constatant qu'il ne porte pas de couleur noire sur son visage.
Par contre, ce qui me stupéfie, c'est d'entendre Mr Wiles lui répondre dans sa langue gutturale. Il traduit au fur et à mesure pour nous :
— Ce guerrier s'appelle Vent qui chante et souhaite qu'on le suive à son campement.
— Est-ce bien prudent ?
— Nous n'avons rien à craindre. Je connais sa tribu qui est pacifique. 
J'aurais encore 100 questions à poser à Mr Wiles : comment connaît-il la langue des Indiens et cette tribu en particulier ? Pourrons-nous repartir à notre guise ? Ne serait-il pas préférable qu'il s'y rendre seul ? Mais son regard m'ordonne impérieusement de me taire.
Après une heure de route, le village de ces Indiens apparaît. Un chien aboie, des visages cuivrés se tournent vers nous et un vieil homme assis par terre se lève pour faire quelques pas dans notre direction. Il semble être le chef de cette tribu.
— Je suis heureux de revoir mon frère, déclame Mr Wiles dans notre langue puis dans celle des Shoshones.
Un cri de joie s'échappe du vieil Indien quand il le reconnaît (?). Tandis que Mr Wiles descend de cheval, le chef court à lui en lui tendant la main à la manière des Blancs.
Puis, il  nous invite tous à nous asseoir autour du feu, et les hommes se passent le calumet de la paix, n'échangeant que de brèves paroles, aussitôt traduites par Mr Wiles dans l'une ou l'autre langue.

Puis un jeune garçon surgit et se met à parler dans sa langue à notre guide qui le regarde avec surprise avant de le saisir aux épaules et de lui parler avec une certaine émotion.

Une squaw traverse à son tour le petit pont de bois.

Elle a des yeux de biche et un corps qui se devine droit et souple sous sa robe de daim. J'ai comme un très mauvais pressentiment. 

Mr Wiles se lève pour s'éloigner du groupe. Il est arrêté par la squaw qui lui chuchote quelque chose et je les vois disparaître dans un tipi.

Je me tourne alors vers mes deux compagnons de voyage, cherchant des explications qu'ils n'ont sûrement pas. J'entends le Doc tousser comme pour s'éclaircir la voix.

— Vous savez quelque chose ? lui demandè-je d'une voix blanche.

— Il ne vous a pas parlé de sa jeunesse comme trappeur et explorateur ? 

Parler ? Disons que ça n'a jamais été l'activité principale entre nous. Mais bien sûr, je garde ces pensées gênantes pour moi.

— Continuez ! 

— Eh bien, dès ses seize ans, il a parcouru plein de territoires, et certains encore inexplorés par les Blancs. Il a appris diverses langues comme le navajo, l'apache, le cheyenne, l'arapaho, le paiute, le shoshone et l'ute.

— Je me moque de connaître les langues qu'il a apprises. Parlez-moi plutôt de cette femme !

— Elle s'appelle Coeur brisé et je crois que... que c'est sa femme...

— Sa femme ? Et l'enfant serait donc...?

— Le sien, oui, Eclair qui tonne.

Je me lève à mon tour, furieuse, pour aller m'occuper de Cookie. 

J'ai reçu cette nouvelle comme un coup de massue sur la tête. Mr Wiles, marié ? Marié à la mode indienne ou à la mode civilisée ? Je me sens abominablement trahie ! Ainsi, il ne faisait que jouer avec moi depuis le début... Pourquoi m'avoir demandé de l'épouser quand nous étions à Fort Laramie? Pour mieux endormir ma méfiance ? A quoi bon, puisque j'avais déjà eu pour lui les complaisances d'une épouse ? C'est stupide de ma part de me sentir aussi affectée puisque je n'ai jamais eu l'intention de nouer une relation sérieuse avec lui, mais le fait qu'il m'ait menti me déçoit énormément. Je ne lui ai jamais menti, moi ! Enfin, presque pas...

J'entends des pas derrière moi. "Ah, non, je veux être seule !" hurlè-je en moi-même. Mais je reconnais la main d'Avery qui se pose doucement sur mon poignet et je tombe dans ses bras.

Nous avons été invités à dormir dans le plus grand de leur wigwam.
Tout le monde s'est couché à part moi et... Mr Wiles qui se trouve encore avec cette femme !
Je décide de l'attendre dehors, espérant qu'il ait la décence de venir se coucher parmi nous pour sauver les apparences.
Il a failli passer sans me voir mais ma main le crochète au poignet.
— Quand comptais-tu m'en parler ? lui chuchotè-je, adoptant sans m'en rendre compte le tutoiement. Qui sont-ils pour toi ?
Il me confirme, le regard fuyant, qu'Aile Brisée est sa femme et Eclair dans le ciel leur fils. J'ai envie de lui crier : "Regarde-moi ! Aie au moins ce courage-là !" Mais il se glisse dans son sac de couchage et je ne peux faire autrement que de l'imiter. 
Je ne dors pas de la nuit.
Le lendemain matin, nous découvrons qu'un épais manteau de neige a recouvert la terre. Les Peaux-Rouges nous proposent de rester parmi eux durant l'hiver, le voyage à travers les montagnes étant trop dangereux en cette saison mais nous décidons d'un commun accord de repartir. Vent qui chante s'offre alors comme guide.
Nous abandonnons nos chariots pour n'en garder qu'un seul où est entreposée toute la nourriture et que conduit le Doc. Pour ma part, j'ai enfoui quelques vêtements dans un bagage de selle que j'ai accroché au pommeau.
Finalement, après une journée à être secouée par les cahots du chariot, Avery a pris place derrière Mr Wiles sur son cheval, de peur d'accoucher prématurément.
Sage décision, s'il en est. Car en cheminant le long d'un chemin escarpé à flanc de montagne, le chariot du Doc a versé dans la rivière en contrebas sans que nous puissions rien y faire ! C'est effroyable ! 
Nous avons vu le chariot, les chevaux, le Doc disparaître dans la rivière comme au ralenti. J'entends encore le hurlement d'Avery et Mr Wiles la saisir à bras le corps pour l'empêcher de tomber à son tour. Contrairement aux fois précédentes, nous n'avons même pas pu longer la rivière pour essayer de le retrouver. C'est terrible !
Avery pleure tous les jours, laissant les larmes geler sur ses joues.
Nous sommes à bout de force. Sans nourriture. Sans biens.
Une décision est prise en urgence. Les deux hommes continueront pour chercher des secours en nous laissant ici avec la viande qu'ils ont réussi à chasser. Ils ont allumé un feu et fait une provison de bois.
Mr Wiles me conseille d'économiser le feu et de me réfugier dans la tente qu'ils ont montée, sous les monceaux de peaux de bête et de couvertures, avec Avery et une chaufferette à braise pour nous tenir au chaud.
J'aurais pu les accompagner mais je ne peux me résoudre à abandonner Avery.
Espérons qu'ils reviennent avant que le froid ne nous ait changé en glaçon !


EN COULISSES :

La liste de souhaits s'allonge. Dommage, c'était une belle liste... 😭


Par pitié, ne parle pas de sujets qui fâchent !

Les retrouvailles entre le fils et le père absent depuis des années ne se passent pas trop mal...



Je crois que la baronne a très mal pris ce baiser de bienvenue ! 😅



Ah oui, effectivement, ils ne sont pas isolés dans la tente juste pour parler... 🫣

Wayne, n'oublie pas que tu as des engagements envers les trois pionniers survivants...


Le bedon d'Avery s'arrondit !



Je ne m'étais jamais rendu compte combien les paysages de Copperdale sont beaux ! 🤩



Finalement, Wayne a su se faire pardonner...

Oui, enfin, si c'est pour éprouver juste après des remords, c'était pas la peine...


Alors, là, j'ai été surprise de découvrir un tizoziau aux pieds de Wayne (oui oui oui, je parle d'un vrai zoziau et pas de celui de Wayne, rho... 😳🫣)




Alors là, j'aurais jamais cru ça du Doc. Comme quoi, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés...

Fais gaffe Sasa, le Doc fait un élevage de petites bêtes dans son caleçon...



Il est vraiment beau, Vent qui chante, hein ?! Dommage que Sasa et Avery soient déjà toutes casées... 😭

J'ai dit : CA.SÉES !


J'espère que Wayne et Vent qui chante vont revenir à temps !! 🙏


Je le trouve trop mignon, Eclair dans le ciel ! 🥰


BILAN :

♦ 2 jours de retard
♦ 1 mort par noyade : Horace McAlister
♦ Missions supplémentaires pour les 2 jours à Chestnut Ridge réussies
♦ 1 survivant à 1 blessure accidentelle par balle : Wayne Wiles
♦ 1 mort par piqûre de serpent : Delilah Montaya
♦ Missions supplémentaires pour les 3 jours à Granite Falls (réussies)
♦ 2 survivantes à la noyade : Avery Stanton & Saartje De Jong
♦ 1 survivante à 1 intoxication alimentaire : Avery Stanton
♦ 1 survivante au choléra : Avery Stanton
♦ 1 survivant à 1 fracture : Sebastian Davis (le Doc)
♦ 1 passage de rivière sans mort (alleluia !)
♦ 1 mort par dysenterie : Gilbert McAlister
♦ Missions supplémentaires pour les 27 heures à Moonwood Mill réussies
♦ 1 mort par noyade : Sebastian Davis, dit Doc...




Commentaires

  1. Si Wayne échoue et que les deux nanas y restent, il n'aura plus qu'à aller se consoler avec sa femme et enfin élever son fils! Ils ne sont plus que trois et Avery vient de perdre le père de son enfant, elle pourrait rester aussi avec Vent qui chante!

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    1. Ce serait la solution idéale, effectivement, mais je crois que Vent qui chante préfère les femmes de son peuple... 😅
      C'est sûr que Wayne se consolera assez vite de la disparition de la baronne, il a des gens qui comptent sur lui et qui l'aiment... ou alors il aura du mal à se remettre d'avoir perdu tous les pionniers de son convoi ! 😲

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  2. Agathe La Petite9/6/26 10:25

    J'avais peur que cela soit Wayne qui y passe. Mais non, c'est le Doc. Si elles ont la chance de survivre, les deux femmes vont commencé leur nouvelle vie bien durement.
    Et puis Wayne qui nous sort une femme et un fils de son chapeau... 😤. Bien sûr, Saartje n'était pas sérieuse avec lui, mais peut-être qu'elle aurait hésité si elle avait su qu'il avait déjà quelqu'un...
    Il te reste combien de jours encore pour finir le challenge ? Non, parce que mon petit cœur est stressé par toutes ces morts 😬.

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    1. Oui, la conquête de l'Ouest, ça n'était pas une partie de plaisir... 😅
      Peut-être que Saartje est plus attachée qu'elle ne croit à son rugueux cow-boy... 😂
      Concernant le challenge, il ne s'arrête pas à leur arrivée à Oregon City en fait (j'avais un peu perdu ça de vue). Deux des survivants doivent s'installer sur un terrain boisé (150 arbres et on a le droit de retirer 2 arbres par jour avec certaines conditions qui doivent être satisfaites avant de construire la cabane de pionnier). En plus, ils doivent compléter 3 aspi pour terminer le challenge. Donc, in en a encore pour un moment avec eux... 😤

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  3. Noogatine9/6/26 10:58

    Rip le Doc, ça lui apprendra à refiler des morpions à sa nana ! Mais du coup, Avery n’est plus casée et je suis sûre que Vent qui chante se ferait un plaisir de la consoler, vu comment ça copule dans tous les coins dans ton jeu 😁😁😁
    Alors comme ça Wayne est marié ? Et la baronne qui lui a mis une gros vent dans la tronche ose s’en offusquer ? On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre ma petite dame !

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    1. Eh ben il a du succès mon petit Vent qui chante...🤗
      Par contre pour le copulage, ça arrive moins souvent que tu ne le penses vu que je supprime 80% des demandes notifiées. Ça t'en bouche un coin, hein ? 🤭
      Bah la baronne traitait peut être un peu trop son cow boy comme son petit personnel !😬

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